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Un pays, des univers

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Un pays, des univers

Vignoble de Bergerac

Berceau de Montaigne

A partir du XIVe siècle, grâce aux gabarres qui transportaient le précieux nectar jusqu’à Bordeaux, Bergerac devient l’un des plus renommés fournisseurs du royaume d’Angleterre en vin. Si le blanc sec conserve une belle réputation, l’un des fleurons de ce terroir est sans conteste le Monbazillac. Parmi les 13 Appellations d’Origine Contrôlée, on peut citer le Montravel, le Saussignac et le Rosette pour les blancs. Pour les vins rouges, c’est sur la rive droite de la Dordogne qu’on trouve le Pécharmant.

Bien sûr, il y a Cyrano, bretteur gascon et querelleur. Ses aventures, imaginées par Edmond Rostand, lui doivent d’avoir sa statue au centre de la ville ; façon d’en faire, à titre poétique, un citoyen d’honneur de Bergerac. Le nez n’a-t-il pas toute sa place dans la dégustation du vin ? Dans l’ancien couvent des Récollets, la Maison des vins nous guide à la rencontre des vignerons qui, dans leurs chais, partagent l’esprit de leur vin. Dans ce sanctuaire de la vigne, l’eau est omniprésente. Après avoir arpenté la vieille ville, vous trouverez inévitablement les berges de la rivière. Le lit particulièrement large de la Dordogne fait la joie des passionnés d’aviron.

Une des nombreuses richesses du Bergeracois tient au grand nombre de châteaux de plaisance, comme celui de Lanquais, de Monbazillac ou bien encore de Bridoire. Mais l’ombre tutélaire qui plane sur ce vignoble, c’est celle de Michel Eyquem de Montaigne. C’est dans sa demeure natale de Saint-Michel de Montaigne qu’il écrivit Les essais. Philosophe du bonheur et de la curiosité, on connaît sa fidèle amitié pour l’écrivain Etienne de La Boëtie. Lorsqu’il s’interrogea au sujet de cet attachement profond, il le résuma dans une formule restée célèbre : « Parce que c’était lui, parce que c’était moi ! »